Date de création : 26/03/2021
Race : Halfelin
Réputation : Héros
Clan : Les Tard Venus
Monstres tués : 205 - Aventuriers tués : 27Casque terrifiant de qualité [Pré +5٪ | CON +1] - Tête
Cuirasse de maître [Pré +5٪ | FOR +1] - Buste
Masse de maître [Pré +5٪ | CON +1] - Une main
Main-gauche de maître [FOR +1] - Une main
Bottines sylvaines de maître [Esq +5٪ | CON +1] - Pieds
Ame légendaire (
) [Esq +5٪ | FOR +1] - Fétiche
A la ceinture :
Crépusculaire - Une main
Bouclier dragon [Pré +5٪] - Une main
Prudence
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Lien avec Lourd Pelo
Mulet : Vidpoch
Bagarre, Bagar,
dors mon p'tit Bagar,
Bagarre, Bagar
il est mignon le p'tit Bagar.
Bagarre, Bagar,
Il faut mordre Bagar,
tape plus fort Bagar.
Bagarre, Bagar.
Rends moi fière Bagar
mérite ton nom Bagar
Bagarre, Bagar,
Reste droit, tête haute
Sois digne, affronte
Bagar Bagar
Tu as mon sang Bagar
Gardes-en toujours un peu
Gaspille celui des autres.
Bagar
Bagar
La famille t'appelait Comba, tes ennemis t'appelaient Monstre, Furie, Parpitié. Pour moi, tu étais Maman et je t'aimais.
Cette berceuse, tu me la chantais chaque soir. Tu me caressais les joues de tes mains pleines de sang. Ça sentait le fer.
J'avais si peur quand, la nuit tombant, tu partais, l'œil fou et l’arme à la main. Tu te levais, me tournais le dos et t’enfonçais dans la pénombre sans m’adresser un mot. Je savais ce que tu allais faire, tu en avais besoin je crois. Et moi, j'attendais que tu reviennes, le ventre noué. En boule, j'alimentais le feu en tentant vainement d’éteindre le tumulte d’angoisse qui manquait de me faire chavirer. Parfois, je m’endormais, je barbotais dans un sommeil houleux et, lorsque je sentais de loin ton odeur de ferraille et de sueur, je me levais d’un bond et tendais l'oreille. J’essayais de deviner si ton pas était régulier où si tu ramenais encore une nouvelle blessure.Un jour, je t'ai suivie. Tu ne le savais pas, mais j'ai tout vu. Je les ai vu pleurer, je les ai vus te supplier, je les ai vus mourir. Tu étais couverte de sang, tu hurlais de joie en abattant ta masse. Tes gestes violents et précis arrachaient des membres, cassaient les crânes et tu riais.
J’avais peur maman, mais tu étais si belle.
Bagarre, Bagar,
dors mon p'tit Bagar,
Bagarre, Bagar
il est mignon le p'tit Bagar.
Bagarre, Bagar,
Il faut mordre Bagar,
tape plus fort Bagar.
Bagarre, Bagar.
Rends moi fière Bagar
mérite ton nom Bagar
Bagarre, Bagar,
Reste droit, tête haute
Sois digne, affronte
Bagar Bagar
Tu as mon sang Bagar
Gardes-en toujours un peu
Gaspille celui des autres.
Bagar
Bagar
Cette nuit là, je n'ai pas dormi. J'ai fais semblant et t'ai écouté chanter ta berceuse. Tant de douceur après ce furieux déferlement de violence, je ne comprenais pas. Il fallait que je sache. Lorsque les braises laissèrent la place aux premiers rayons du soleil, j'ai ouvert les yeux et je t'ai demandé de me montrer, de m'apprendre. Tu m’as souri.
De tes leçons, je n’ai gardé qu’un souvenir flou. Tu cognais dur. Je crois même que parfois , tu essayais de me tuer. Alors, j’essayais de vivre.
Je n'aimais pas me battre, je faisais ça pour te plaire, pour pouvoir t'accompagner les soirs, pour te protéger.J'ai échoué maman.
Tu es morte.
Un soir tu n'es pas rentrée. Ils devaient être nombreux. Je ne leur en veux pas.Alors, j'ai quitté la forêt Maman, j'ai loué mon bras contre de l'or, j'ai tué contre des armes. Je me suis ouvert aux autres, j'ai même été à la tête d’une petite troupe. Ils me suivaient, nous tuions, puis nous partions, sans nous retourner. J’ai tué sans discernement, mécaniquement, parfois sans y prendre plaisir.
J'ai aussi côtoyé la noblesse Maman. Ils sont drôles ces gens là. Pour eux, tout est soit "Bien" soit "Mal". Une fois qu'ils ont décidé, ils s'entretuent.
Toi tu n'avais pas besoin de pretexte pour que la violence fasse battre ton coeur. Moi je m'en fichais, ils étaient gentils avec moi.J’ai saigné pour eux, j'ai saigné avec eux, j'ai saigné pour ton honneur.Je suis devenu fort Maman, comme toi. Plus que toi même.
Repose en paix Maman, les voeux de ta berceuse sont exaucés. Je suis Bagar, fils de Comba. Personne n'ignore le nom que tu m'as donné. Je peux te laisser partir et t'oublier.
Adieu Maman.
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Bagar leva sa tête et regarda le feu. Il y jeta la lettre qu’il venait d’écrire et la regarda se tordre, se crever et s'envoler enfin.
Les flammes dansaient sur ses larmes, il se leva.
Il se tourna vers ses deux amis et, d'une voix qui se voulait assurée demanda:“Bon alors, Houss, Arritha, on fait quoi maintenant?
-Boaf, rassieds toi et bois un coup. L'important c'est de savoir d'où on vient, pas où on va"
-Hey Bagar, tu peux me gratter le dos?"
"Bande de branques, et pourtant, je les aime tant. "
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